À 20 min d'Avignon TGV, un discret ermitage villageois du 13e s.
et son pailler rénovés, avec six chambres, cour, jardin et piscine
Avignon, GARD languedoc-roussillon 84000 FR

The online English translation will soon be available.

Location

La demeure est érigée dans le centre historique d'un bourg gardois de moins de 4000 habitants. La petite commune au riche patrimoine architectural compte quatre édifices protégés au titre des monuments historiques : un château, une église, un hôtel particulier et, dans le voisinage immédiat de la maison, une ancienne commanderie de Templiers.
Très préservée, la commune s'enorgueillit aussi d'un patrimoine paysager remarquable avec un site Natura 2000 (Costières de Nîmes) et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les terroirs viticoles des AOC Lirac et Tavel sont proches. L'accès à la mer est à moins de 40 min en voiture.
Les gares d'Avignon TGV et de Nîmes TGV sont à moins de 25 min. Les aéroports de Nîmes, Montpellier et Marseille desservent la région et au-delà.

Description

Formant aujourd'hui un clos de près de 500 m², la propriété est accessible par une des ruelles les plus calmes du centre-bourg et possède son propre garage. Elle se compose d’une d’habitation principale et, en équerre, d’un ancien pailler, qui ouvre de façon autonome sur la cour d'entrée ; il a été en partie transformé récemment en un vaste appartement indépendant de deux chambres. L'ensemble bâti occupe une superficie de presque 360 m². Une cour au sud et un jardin au nord ferment ce clos qu'aucun vis-à-vis ne vient troubler. La cour d'entrée, plantée d'un grand arbre et ornée d'une calade ouvragée en galets du Verdon, assure une parfaite isolation entre la rue et la partie habitée. Elle est dominée par une terrasse en coursive, ajout tardif et heureux, protégée par un parapet en ferronnerie à l'ouvrage sobre. Au septentrion, la maison s'ouvre aussi en équerre sur un jardin avec un discret bassin de nage dans le gradin supérieur d'un petit théâtre de verdure qui sépare la partie arborée de la terrasse dallée. La demeure a probablement été édifiée au tournant des 13ᵉ et 14ᵉ s. à la place des anciennes dépendances de la commanderie de Montfrin, fondée par l'ordre du Temple. Les Templiers s'y établirent à partir de 1169 et jusqu'à la dissolution de leur ordre en 1312. La commanderie et ses annexes furent alors transférées à l'ordre de l'Hôpital. Dans ces vestiges rescapés des divers aléas historiques, dont de possibles incursions sarrasines, une habitation villageoise fut aménagée à la fin du 18ᵉ s. en prenant appui sur les salles médiévales du rez-de-chaussée et sur la cave voûtée en tunnel. La propriété a conservé les proportions des ouvrages templiers de même que nombre d'éléments architecturaux remarquables : fragments de fenêtres à meneaux, voûtes des salles basses, agrafes médiévales de linteaux. Par souci de confort et d'isolation, des menuiseries contemporaines en ferronnerie finement martelée ont remplacé les anciennes, ici et là, avec bonheur. Les contrevents traditionnels en bois sont peints en rouge selon un usage assez répandu en Languedoc.

La maison principale


Entièrement réhabilitée dans les années 2020 dans le respect de son passé mouvementé et de ses nombreux éléments remarquables, elle est aujourd'hui élevée de deux étages sur rez-de-chaussée et cave voûtée en tunnel. En forme de S couché, sur un terrain de 550 m² environ, elle est centrée sur un corps flanqué de deux brefs retours d'équerre : l'un côté cour au sud-ouest, l'autre côté jardin au nord-est. L'ensemble occupe une superficie de quelque 250 m².
Orientée nord-sud, en saillant de sa façade sur cour, une tour d'angle carrée enserre un escalier en vis en pierres de Vers du 13ᵉ s., desservant les deux étages jusqu'au toit, qui surmonte la structure en devenir d'une future terrasse. Son ascension offre, à travers une série d'anciennes meurtrières asymétriques ouvertes à même sa façade sud, une variété de vues sur les toits du bourg en contrebas et sur le château en position dominante, pareilles à des tableaux de maîtres provençaux accrochés au gré de la muraille.


La cave
Il s'agit d'un élément patrimonial important de la maison, qu'elle soutient sur une moitié de sa superficie au sol. Sa voûte en tunnel en opus antiquum pose une énigme à ce jour non résolue.
Sa datation n'est pas certaine, même s'il fait peu de doutes qu'elle est la partie la plus ancienne de la demeure. Peut-être ne lui fut-elle jamais liée.
Quel fut son usage ? Salle basse en marge de la commanderie voisine ? Passage souterrain aménagé pour une fuite des hommes (et de leurs biens) devant l'ennemi ? Entrepôt de marchandises ? Elle est en tout cas aujourd'hui une bonne cave à vins à température constante et un refuge d'urgence en cas de canicule.

Le rez-de-chaussée
Ouvrant à la fois sur la cour en calade au sud et sur le jardin au nord, il compte trois salles en enfilade, au plafond en voûtes d'arête formée par le croisement des deux berceaux, un système d'époque romaine, souvent utilisé en Languedoc au Moyen Âge. La plus grande des trois, la salle de séjour, est traversante et dotée d'une cheminée du 19ᵉ s. en parfait état de fonctionnement, avec jambages en pierre, linteau en bois sculpté et trumeau mouluré en stuc. La cuisine, en retour d'équerre au nord-est, a été rénovée de façon ultra-contemporaine. Une troisième salle, à usage de bureau ou de chambre avec salle d'eau, donne aussi sur le jardin. Elle est prolongée par une buanderie ouvrant sur la cour.
Les murs sont chaulés de blanc cassé, laissant apparaître les encadrements de porte en pierres de Fontvieille aussi bien que de Vers, preuves de la mixité des époques d'aménagement. Le sol est uniformément recouvert d'un dallage ancien en bar de Montpellier, extrait des carrières héraultaises.

Le premier étage
Au détour d'une porte palière formant isolation, changement total d'ambiance : les 18ᵉ et 19ᵉ s. succèdent au Moyen Âge tout en préservant, ici et là, le caractère composite d'une maison dont la mixité des époques de construction constitue l'une des richesses.
Côté cour, une large terrasse-coursive aux proportions très amples longe toute la façade pour desservir deux des chambres de la demeure et, après un bref retour d'équerre, un des accès de l'ancien pailler à usage d'habitation. Chaque pièce à coucher, accessible par un couloir de dégagement, possède sa salle d'eau ou de bain et ouvre à la fois sur cour et sur jardin, garantissant un éclairage traversant qui se joue des saisons. Une des chambres possède au-dessus de sa cheminée un trumeau de mariage de la fin du 18ᵉ s. dit "aux deux colombes", attestant sa fonction de logis familial. Côté jardin, une troisième chambre, orientée au couchant, bénéficie de l'autre retour d'équerre.
Les murs sont blanchis à la chaux et les sols mélangent parquets à larges lattes pour les chambres et carreaux de ciment début de siècle pour les dégagements.



Le second étage
Desservi par le même escalier en vis, il abrite deux pièces en enfilade au sud, sans retour d'équerre sur cour, et une en retour d’est sur le jardin, à usage de chambre. Le palier ouvre ainsi sur une vaste pièce, qui sert de bibliothèque, sous charpente à mallons de couvert, ces carreaux rectangulaires en terre cuite posés entre isolation et tuiles romaines. Celle qui fait suite à la bibliothèque a quant à elle été aménagée en salle de "home cinéma".
Les murs sont chaulés de blanc et les sols recouverts de tomettes provençales anciennes, traditionnellement réservées aux greniers. Cet étage s’enorgueillit aussi d’un élément architectural singulier : une cheminée dite "sarrasine" ou "cheminée chauffant au large", ainsi nommée en référence à son imposante hotte pyramidale qui se termine à l’extérieur par un non moins étonnant élément maçonné en "mitre" ou en "minaret", fait de briques et de tuiles.


Les combles
À la couvre-marche de l'escalier en vis, une porte ouvre au nord sur le minaret de la cheminée sarrasine et un espace délimité par deux poutrelles métalliques. Il n'est pas improbable d'y projeter la pose future d'une terrasse lancée à l'assaut visuel des toits du village et de la campagne gardoise dans le lointain.

Le pailler et l'appartement indépendant


L'ancien bâtiment agricole où l'on entreposait le fourrage a d'abord été aménagé à usage de gîte d'étape spartiate pour les pèlerins faisant une halte sur l'un des chemins de Compostelle.
Plus récemment, son rez-de-chaussée est devenu le garage de la maison et son étage, accessible depuis la cour par un escalier métallique indépendant, a été transformé en un confortable appartement. Ce dernier se compose d'une vaste cuisine équipée, d'une salle de séjour, de deux chambres, deux salles de bains et des toilettes pour 100 m² environ.
Une réfection totale des planchers, de la charpente, de la couverture et de l'isolation a été nécessaire pour rendre le pailler habitable. Le tout dans le respect de la règlementation pour la mise en valeur du patrimoine à proximité de plusieurs MH.

Le jardin


Entièrement clos de murs et ne souffrant d'aucun vis-à-vis, il dégage une impression de vastitude que n'induisent pourtant pas, à priori, ses quelque 500 m². Celle-ci tient en grande partie à son aménagement en amphithéâtre de verdure, qui a tiré profit d'une légère déclivité pour la création d'espaces distincts, presque naturellement isolés les uns des autres.
Ainsi le bassin de nage, situé au sommet de la pente, est-il invisible du bas de la maison, où se déroule une longue terrasse dallée de pierres des Baux, à usage de salle à manger d'été. Le dialogue du dallage en calcaire souvent moussu avec les oliviers et autre végétation est ininterrompu. L'escalier court qui emprunte sa forme à celle des gradins pour mener à la piscine, bordée de pierres massives, entretient à la perfection l'illusion d'un espace plus grand. Un vrai coup de génie paysager.

Our opinion

Une maison qui ne manque ni d'esprit ni de cœur. De celles qui s'entrevoient à peine au détour d'une ruelle d'un bourg poétique et qui, sitôt le discret portail franchi, saisissent de promesses multiples. Celles d'un calme retrouvé, de beautés intemporelles, d'histoire, de bonheur aussi, peut-être. Six siècles de savoir-faire, de savoir-vivre et de savoir-être se sont cumulés pour engendrer pareille singularité patrimoniale.
À la fois maison de famille, d'amoureux, d'artiste et de penseur, elle sera ce que l'on voudra qu'elle soit, en mesure d'accueillir aussi, dans la discrétion de sa clôture, des hôtes de passage. En plein centre-bourg mais sans le moindre vis-à-vis, nul ne peut soupçonner les possibilités inattendues d'un tel lieu secret.

Exclusive sale

850 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 988290

Land registry surface area 444 m²
Main building floor area 314 m²
Number of bedrooms 6
Outbuildings floor area 41 m²

French Energy Performance Diagnosis


Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Francis Rousseau +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.

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