Dans le centre historique de Mortagne-au-Perche, à moins de 2 h de Paris,
un hôtel particulier du 18e s. et sa cour intérieure
Mortagne-au-Perche, ORNE lower-normandy 61400 FR

The online English translation will soon be available.

Location

La propriété se trouve dans le Perche, au sein du centre historique de Mortagne-au-Perche, cité d’art et d’histoire établie dans l’est de l’Orne. Capitale du comté du Perche durant plusieurs siècles, la petite ville est implantée sur un promontoire, entourée de vallons et de douces collines, parcourues de rivières et de haies bocagères. Remparts, venelles pavées, hôtels particuliers aux façades de pierre, toitures de petites tuiles plates, enduits aux sables du Perche témoignent des heures de gloire de la commune. Tous les services du quotidien sont à portée de marche. La gare de l’Aigle, située à 25 min, dessert Paris en 1 h 30. En voiture, la capitale se rejoint facilement en 1 h 45.

Description

La demeure occupe l’angle d’une rue calme, jalonnée d'hôtels particuliers, et d’une impasse, située à deux pas des commerces et services. Composé de plusieurs corps de bâtiment, qui datent pour les plus anciens du 15ᵉ s., l'édifice remonte dans sa forme actuelle au 18ᵉ s. À l’origine manoir percheron, comme en témoigne encore sa tour visible depuis la cour intérieure, il est devenu au fil du temps, tels de nombreux édifices comparables de la cité, un lieu de villégiature. En hiver, une famille de seigneurs locaux, aux illustres ancêtres, délaissait les immenses pièces froides et humides de son château campagnard pour ce logis urbain cossu et chaleureux.
Ce dernier, d’une surface de près de 400 m², s’articule autour d’une cour centrale, à l’abri des regards. Côté rue, un petit jardin de façade, bordé d'un muret en pierre surmonté de grilles en fer, longe le bâtiment, qui se divise en deux parties d'époques différentes. La première, d'allure Renaissance, présente une façade enduite de chaux claire, avec quatre fenêtres à meneau sur deux niveaux. La toiture, à deux pans en petites tuiles plates, est soulignée d'une corniche. La seconde aile, dans la continuité de la première, est caractéristique du 18ᵉ s. La façade, en pierre enduite de chaux, est ponctuée de quatre baies à petits carreaux, encadrées d'un chambranle en pierre de taille mouluré. Leur arc, légèrement surbaissé est souligné par un décor de couronnement. Cette partie forme le pignon du corps principal, en retour d'équerre, qui donne sur une impasse privative, orientée au sud-est. En pierre de taille, élevé de quatre niveaux, dont un de greniers et un de caves, il est percé de nombreuses baies, largement semblables à celles du pignon, dont une avec porte et deux avec portes-fenêtres au rez-de-chaussée. Certaines baies sont armées de contrevents et celles du premier étage sont toutes protégées par des garde-corps en fer forgé. Un cadran solaire, peint en 1813, orne la façade. La toiture de tuiles plates est ponctuée de cinq petites fenêtres de toit et d'une lucarne capucine.
L'ensemble est complété par une cour intérieure d'environ 300 m², qui donne accès à une petite dépendance et à un réseau de caves voûtées.

L'hôtel particulier

Le rez-de-chaussée, accessible depuis l'impasse, comprend des pièces de réception et une cuisine. Au deuxième niveau, prennent place quatre chambres, chacune avec salle de bains attenante. Au troisième niveau sous combles, se trouvent deux chambres, une salle de bains et des greniers aménageables. La cour intérieure est délimitée par le corps de logis, un mur de pierre et une dépendance.

Le rez-de-chaussée
Une porte d'entrée à deux vantaux, surmontée d'une partie vitrée, ouvre sur un couloir parqueté à points-de-Hongrie et aux murs peints de couleur bleu foncé. L'espace distribue d'un côté un vestiaire et de l'autre une enfilade de trois pièces, séparées les unes des autres par des doubles portes. Les deux premières, un bureau et un petit salon, en double exposition sur l'impasse et sur la cour intérieure, sont parquetées comme l'entrée. Dans le petit salon, une large porte-fenêtre cintrée ouvre sur l'impasse et constituait probablement l'entrée d'origine. La dernière pièce est occupée par une vaste cuisine professionnelle, au sol dallé de tomettes carrées, éclairée par deux hautes baies.
Le vestibule conduit aussi à un dégagement carrelé en ciment, où un escalier mène au premier étage. Une porte donne sur la cour intérieure. Le dégagement dessert une buanderie, une chaufferie, des toilettes séparées et des pièces de réception. Orientés vers la rue, un grand salon et une salle à manger se présentent en enfilade. Dallé en pierre à cabochons noirs de récupération probablement du 18ᵉ s., le salon s'étend sur quelque 40 m². Des lambris d'appui sont adossés aux murs en partie basse. Le reste est peint dans une teinte sombre ou décoré de papier peint contemporain. Dans la salle à manger, un parquet blond posé à l'anglaise et un parement de briquettes contrastent avec l'épais mur en pierre apparente, qui constituait vraisemblablement l'extérieur du manoir du 15ᵉ s. Un poêle moderne et une cheminée à insert sont installés dans les pièces de réception. Au rez-de-chaussée, les hauteurs sous plafond dépassent les 3,5 m.

Le premier étage
L'escalier en bois et fer forgé mène à un palier au sol pavé de tomettes hexagonales. Il ouvre sur un couloir qui distribue quatre chambres, actuellement aménagées en salles d'exposition consacrées à la brocante et auparavant chambres d'hôtes. Chacune jouxte une salle de bains ou de douche attenante avec toilettes. Les sols sont recouverts de sisal, parquetés en sapin ou en tomettes. Les murs sont peints de couleurs claires et contemporaines, ou décorés de papier peint. De hautes baies, doublées de menuiseries en bois massif à double vitrage, sont pour la plupart équipées de volets intérieurs en chêne. Une chambre principale, aussi accessible directement depuis le palier, abrite une cheminée en marbre noir et voisine une garde-robe. Une chambre située au fond du couloir est équipée d'un poêle à bois. Un escalier en fer noir à colimaçon conduit à l'une des chambres du deuxième étage. Le couloir de distribution abrite des toilettes et une double porte donne sur un escalier de service qui débouche au dernier niveau.

Le second étage
Sous combles, il est partiellement aménagé. Deux chambres, au sol moquetté et au plafond cathédrale laissant apparaître une partie de la charpente, sont séparées par un palier et une salle d'eau avec toilettes. Trois greniers, de grande hauteur sous toiture, s'y ajoutent. Ils représentent près de 100 m² aménageables.

Les caves
Depuis la cour, un escalier de pierre, protégé par un garde-corps, permet de rejoindre quatre hautes caves voûtées en pierre de taille, toutes communicantes. Elles font partie du vaste réseau souterrain du centre historique de Mortagne-au-Perche et sont probablement antérieures au 15ᵉ s. La tradition orale évoque un ou plusieurs souterrains qui reliaient la ville fortifiée au secteur de la léproserie de Chartrage, fondée vers 1090 par le comte Geoffroy II du Perche. Ils auraient permis de quitter la ville lors des sièges du Moyen Âge. Si cette hypothèse n'a jamais été démontrée, il ne fait en revanche aucun doute qu'elles permettaient la conservation des aliments grâce à une température stable, ainsi que le stockage des marchandises pour les commerçants et les artisans, et qu'elles servaient probablement de refuges en période de troubles.

La cour intérieure et sa petite dépendance

Accessible depuis la cuisine ou le vestibule, elle forme aujourd'hui une vaste terrasse extérieure, actuellement exploitée pour une activité de petite restauration. Le sol est en bois, avec des chemins de circulation en ardoise concassée. Tout autour, les enduits ocres du bâtiment, les encadrements de baie en pierre de taille et le sommet de la tour qui abritait probablement l'escalier du manoir percheron du 15ᵉ s. révèlent la demeure sous un jour nouveau. Au nord, un mur de pierre, couvert de lierre et de quelques rosiers, sépare la parcelle de la propriété voisine. Il se prolonge par un petit bâtiment en brique, enduit dans les mêmes teintes que le logis, qui sert d'abri de jardin et d'espace de stockage. Une place de stationnement occupe le fond de l'impasse privative.

Our opinion

L'histoire de Mortagne-au-Perche pourrait se raconter à travers cette singulière demeure. Les remarquables caves de l'édifice y gardent des secrets médiévaux, les épais murs du 15ᵉ s. constituent les vestiges d'un manoir oublié tandis que les nombreuses baies cintrées laissent entrer les lumières d'un joyeux 18ᵉ s.
Les aventures d'un tel bâtiment au 20ᵉ s. auraient pu lui faire perdre son âme, mais ses occupants récents l'ont restauré et entretenu avec passion. Les éléments anciens ont été rénovés, de nombreux matériaux de récupération chinés pour les compléter et des ajouts plus contemporains réalisés pour les magnifier. Avec ses nombreuses chambres, ses salles de bain très modernes, ses vastes pièces de réception et son patio à l'abri des regards, la demeure sied à une grande famille comme à une activité commerciale. Le tout à deux pas des commerces et des collines du Perche.

750 000 €
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Reference 283300

Main building floor area 390 m²
Land registry surface area 435 m²

French Energy Performance Diagnosis


Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Valérie Rossellini +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.

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