À la frontière du Cantal et de l'Aveyron, au surplomb de la vallée du Goul,
un château du Moyen âge et de la Renaissance, sur un terrain de 15 ha
Vic-sur-Cère, CANTAL auvergne 15800 FR

The online English translation will soon be available.

Location

Au sud du département du Cantal et à la frontière de celui de l'Aveyron, la propriété est localisée à environ une trentaine de kilomètres d'Aurillac et à 7 km de Mur-de-Barrez, principale ville à proximité. Accessible depuis une route départementale par une voie communale d'environ 1,5 km, l’environnement immédiat ne compte aucun voisinage et n’est traversé par aucune route. Il n’est constitué que de collines en grande partie boisées avec, en contrebas, la vallée du Goul. La gare SNCF la plus proche se situe à Aurillac et dessert notamment Toulouse, Clermont-Ferrand et Paris-Austerlitz. L'aéroport de la capitale cantalienne assure des liaisons vers Paris en 1 h 20 ainsi que vers Marseille, Lyon, Edimbourg et Figari. L'autoroute A75 est à environ 1 h 30.

Description

Établi au centre de son territoire et isolé dans un environnement totalement préservé de toute nuisance, le château, entièrement classé MH, se dresse au-dessus de la vallée qui marque la frontière historique entre la Haute-Auvergne et le Rouergue. L'accès principal s'effectue par le côté oriental où se situait sans doute un ancien pont-levis. Ses origines remontent au Moyen âge lorsque le site n'était qu'un donjon entouré d'une enceinte de cinq à sept tours de défense. Aujourd'hui, ne subsistent de cette époque que le premier donjon à l'ouest, une deuxième tour élevée au 15e s. à l'est ainsi qu'une des tours de défense aujourd'hui tronquée, entourées de terrasses et d’espaces dégagés.
Le logis central, bâti à la Renaissance entre les deux tours carrées, présente sur sa façade sud de nombreuses baies doublées de fenêtres à meneaux et un décor sculpté autour de la porte d'entrée principale. Côté nord, une aile supplémentaire a été ajoutée au 18e s. À l'intérieur, la disposition des pièces n'a pas été modifiée. Outre un escalier monumental à l'italienne, le rez-de-chaussée est composé d’une ancienne salle basse qui sert désormais de salle à manger, d’un petit salon télévision, de deux cuisines – celle d’origine et une plus récente –, ainsi qu'un accès aux caves et un garage. Le premier étage compte une ancienne pièce seigneuriale, un petit salon contigu, deux chambres et une salle d'eau avec toilettes. L'accès à la partie du 18e s. conduit à une succession de trois chambres avec points d'eau, une salle de bains et des toilettes séparées. Le deuxième étage comprend une vaste chambre dite « de la Reine », un bureau, deux autres chambres et une salle d'eau avec toilettes. Un passage à mi-palier conduit à une salle d'eau et au grenier de la partie 18e s. Le troisième étage est constitué d'une salle d'exposition, suivie d'une chambre d'appoint, d'anciennes pièces de service et d'un pigeonnier intérieur. Un petit escalier mène ensuite aux combles avec une vaste salle sous charpente et deux cheminées. Elle précède un oratoire et les parties supérieures des deux tours. Une maison de gardien et une piscine sont également implantées sur le domaine.

Le château

La façade sud est encadrée par les deux tours carrées d'origine médiévale, dont les parties supérieures sont cernées d'un chemin de ronde couvert avec mâchicoulis et échauguettes aux extrémités extérieures. Au centre, le logis principal a été élevé à la Renaissance entre les deux donjons, pour transformer l'ancienne place forte en château de plaisance. Le décor sculpté de la porte d’entrée est l'œuvre d'artistes italiens. Il n'a pas été terminé, comme en témoignent les restes d'un ancien chemin de ronde en partie supérieure. Le buste du commanditaire, Jean de Montamat, a été placé au centre d'une coquille qui symbolise le chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le rez-de-chaussée
En haut d’un perron de cinq marches, la double porte d'entrée en bois ouvre sur un vestibule sous un plafond à croisées d'ogives et d’arcs brisés portés par une colonne torsadée et des cul-de-lampes sculptés. D’un côté, une salle à manger – qui fut à l'origine la salle basse – est éclairée de deux baies qui mettent en valeur un plafond à la française en partie décoré, une cheminée de pierre de granite et un parquet d'origine à larges lames de chêne. Par un passage creusé dans l'épaisseur du mur, un petit salon de télévision avec cheminée a été aménagé installé à la base du premier donjon. À l’opposé de l'entrée, la cuisine d'origine voûtée et son dallage de pierre a conservé un vaste cantou, une pierre à évier et un tournebroche à contrepoids. La cuisine moderne, dont la voûte est ornée en son centre d'armoiries, accède directement à l'extérieur. Dans l'entrée, l’accès aux caves et au garage se trouve à côté du départ de l'escalier en pierre. Il a la particularité de mener uniquement jusqu'au deuxième étage où il s'interrompt pour se poursuivre en un escalier en bois, dit « provisoire » bien qu’il fut construit au 16e s. Il confirme ainsi le projet non abouti, sans doute faute de moyens, d'élever le corps de logis central d'un niveau supérieur. Avec ses voûtes à liernes et tiercerons, il témoigne à la fois du style architectural de la Renaissance et, par son élévation à gauche, contraire à toute logique de défense pour des combats armés, de temps plus apaisés.

Le demi-étage
Entre le rez-de-chaussée et le premier étage, une ancienne porte d'accès du château ouvre sur le premier niveau de l'aile construite au 18e s. Un couloir parqueté et bordé de placards, distribue deux chambres avec chacune cheminée, point d'eau et une ou deux baies orientées au nord. Une troisième chambre à double exposition au nord et à l'ouest accède à une salle de bains aménagée dans une tour basse et carrée. Les pièces se partagent des toilettes séparées.

Le premier étage
Selon le même plan que le rez-de-chaussée, il comprend deux pièces côté ouest : une ancienne salle seigneuriale du 17e s. qui sert aujourd'hui de grand salon. Son décor intègre tomettes d'époque, haute cheminée de pierre surmonté d'un linteau à décor peint, plafond à la française, baies à meneaux et volets intérieurs. Une chambre avec cheminée a été ensuite aménagée dans ce qui fut la pièce seigneuriale du premier donjon. Côté est, un petit salon avec sa haute cheminée de pierre, sa baie à meneaux et son parquet de chêne précède une chambre également parquetée et éclairée par une seule croisée, ainsi qu'une salle d'eau avec toilettes.

Le demi-étage
Entre le premier et le deuxième étage du logis principal, une ancienne porte d'accès extérieure et aujourd'hui accessible depuis l'escalier mène à une petite pièce. Elle distribue une salle d'eau et un vaste grenier, dans l'aile du 18e s.

Le deuxième étage
Parmi les quatre pièces principales, la chambre « de la Reine » doit son nom à la reine Margot. La première épouse du roi Henri IV y a séjourné plusieurs fois après s'être enfuie de la cour de Nérac en Gascogne, pour rejoindre sa mère Catherine de Médicis en sa forteresse de Carlat, située à quelques kilomètres. Sous un plafond à la française et sur un parquet à échelle, une cheminée au décor peint présente en son centre le portrait de l'épouse d'un des fils de la famille Chapt de Rastignac alors propriétaire des lieux. La pièce est aussi décorée de fresques, peintes il y a une quinzaine d'années et réalisées à l'occasion du tournage d'un film. Dans le prolongement, une deuxième chambre compte une cheminée en bois et une croisée orientée au sud. De l'autre côté du palier, un bureau avec cheminée en pierre précède une autre chambre et une salle d'eau avec toilettes.

Le troisième étage
En haut de l'escalier à l'italienne, au deuxième étage, une volée de marches en bois du 16e s. mène au niveau supérieur. Celui-ci se compose d'une grande salle d’exposition, suivie par une petite bibliothèque. De l'autre côté du palier, une pièce de distribution conduit à une chambre de personnel qui ouvre sur les restes du chemin de ronde orienté au nord. Elle donne également accès à un pigeonnier intérieur, dont les 300 boulins et l'échelle tournante sont encore intacts.

Le quatrième étage
Un petit escalier en bois au départ du troisième étage débouche sur un vaste grenier sous charpente en châtaignier du 16e s. Avec ses deux cheminées situées aux extrémités et des pièces de bois pour fabriquer trois grandes baies, il est facile de deviner le projet inachevé d'élévation du corps de logis d'un niveau supplémentaire. À l'ouest, une pièce voûtée à croisée d'ogives a été transformée en oratoire. Un escalier de pierre a été aménagé dans l'épaisseur des murs pour rejoindre la partie supérieure du donjon d'origine avec ses deux échauguettes. À l'est, un accès rallie également le niveau le plus haut de la tour orientale. Celle-ci est toujours défendue par deux échauguettes, avec des mâchicoulis et archères toujours visibles.

La maison de gardien

À l'est du château, elle est aujourd'hui affectée à l'accueil des visiteurs. Élevée en pierre et coiffée de lauzes, elle comprend au rez-de-chaussée un salon et une cuisine ouverte ainsi qu'une chambre, une salle d'eau et un local technique. L'étage, accessible par un escalier droit, est divisé entre un premier espace avec fermes de charpente en bois apparentes et une chambre lambrissée. Un sous-sol, semi-enterré et accessible par l'extérieur, abrite un double four à pain. L’ensemble est alimenté par un système de chauffage central au gaz.

Le territoire

D'une superficie d'environ 15 ha, il épouse les reliefs et se confond avec son environnement pour l'essentiel boisé. Terrasses et pelouses entourent le château. Sur les hauteurs du domaine, au nord du château et accessible par un chemin de terre, une piscine et un local technique ont été aménagés sur une parcelle de prairie.

Our opinion

Véritable livre d'histoire écrit dans la pierre, un château qui a traversé les siècles avec une remarquable continuité. Du logis médiéval aux embellissements de la Renaissance, des agrandissements du 18e s. aux décors et aménagements encore en place aujourd'hui, chaque époque a laissé son empreinte sans jamais effacer la précédente. Une continuité qui confère à la propriété une authenticité remarquable, renforcée par le fait qu'elle soit demeurée dans la même lignée familiale jusqu'au milieu du 20e s. Au-delà de son intérêt patrimonial évident, la propriété perpétue une dimension étonnamment domestique et habitable. Quelques améliorations de confort pourront être envisagées, mais elles n'enlèvent rien à l'essentiel : l'opportunité de devenir le dépositaire d'un des ensembles historiques privés les plus singuliers du Cantal.

Exclusive sale

1 400 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 118476

Land registry surface area 15 ha 56 a 66 ca
Main building floor area 1000 m²
Number of bedrooms 8
Outbuildings floor area 70 m²

Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Guy de Montgailhard +33 1 42 84 80 85

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