À mi-chemin entre la ville antique d'Orange et la Cité des Papes,
une demeure bourgeoise provençale, ses bassins d'agrément et ses vastes dépendances
Caderousse, VAUCLUSE provence-cote-dazur 84860 FR

The online English translation will soon be available.

Location

Établi dans le quart nord-ouest du Vaucluse, Caderousse fait partie des communes de Provence préservées des flots de touristes cosmopolites. Le bourg, de 2 500 habitants, conserve une structuration médiévale et une empreinte romane avec son dédale de ruelles ou autres témoins de son architecture ancienne. Enchâssé dans un méandre du Rhône, son territoire a été modelé par les crues anciennes au moment de la fonte des neiges et en automne. Dans l'intervalle, le millet et le sorgho pouvaient être semés puis récoltés. Utilisés tant pour leurs graines que leur paille de qualité, ils ont fait du village un lieu réputé pour ses fabriques de balais. C’est dans cette économie locale de baletiers du 19ᵉ s. que s’inscrit la propriété.
Caderousse se situe à 25 min de route d’Avignon et 30 min de sa gare TGV, 10 min de la gare d’Orange comme des autoroutes A7 et A9. Il présente, en outre, toutes les commodités classiques.

Description

Édifiée sur une parcelle d'un peu plus de 2 000 m², la demeure bourgeoise forme le cœur de la propriété, structurée autour de la manufacture de balais. L'entrée en son sein se fait depuis la rue par une double porte en fer ouvragé pour les piétons et par un haut portail pour les voitures. Des murs en pierre de 3 m ceignent l'ensemble et lui garantissent un certain retrait, préservé de tout vis-à-vis.
La propriété se compose de différents éléments bâtis ayant servi à la manufacture. À la place centrale, la demeure bourgeoise est encadrée de deux jardins aux ambiances distinctes : le premier, d’apparat, au sud et le second au nord. Elle est en outre entourée par plusieurs terrasses, le pavillon du cocher et les écuries. Un porche mène à l'ancien bûcher, à son colombier assez modeste, puis ouvre sur la partie septentrionale de la propriété. Cette portion foncière comprend un bâtiment assez étendu correspondant aux diverses dépendances qui furent jadis ateliers d'assemblage, séchoirs ou greniers de stockage.
Si la moitié méridionale de la demeure bourgeoise, marquée par un remaniement au 18ᵉ s., forme l’habitation des propriétaires, la partie septentrionale, à la beauté brute, regroupe un ensemble de pièces en enfilade, héritées du 17ᵉ s., qui ont accueilli les baletiers et leur savoir-faire. Quelques graffitis de comptabilité laissés sur les murs témoignent de ce passé industrieux.
La façade sud est enduite d'un badigeon ocre jaune clair relevé par des contrevents au ton vert menthe. L'enduit d'origine de la façade nord a été remplacé par un plus récent, en ciment. Le toit, à deux versants orientés nord-sud en tuiles canal, est souligné d'une génoise.

La demeure bourgeoise

Le rez-de-chaussée
La porte d'entrée ouvre dans le hall, aux carreaux de ciment à croix pattées bordeaux sur fond beige. Le sol, les murs blanchis à la chaux, l'escalier pavé de tomettes, théâtralisé par un arc surbaissé que supportent deux pilastres de pierres : tout ici donne la tonalité générale des espaces intérieurs – l'authenticité. Le hall dessert bibliothèque et salle à manger. En symétrie de part et d'autre de l'escalier, une niche et une ouverture qui mène vers la cave aux jalons médiévaux, témoins d'une première construction, reprise au fil des siècles, à mesure de l'évolution des nécessités de l'habitat. La salle à manger communique avec un petit salon, lui-même contigu à la cuisine, entièrement rénovée, au sol pavé de carreaux de ciment lumineux, jaune et vert tendre. Un garage, une orangerie et ses adventices forment les autres pièces du niveau, situées dans la moitié septentrionale de la demeure.

L'étage
L'escalier deux quarts tournant mène au second niveau, où sont regroupées cinq des six chambres de la demeure, desservies par un vestibule. Elles sont orientées au sud et bénéficient de la douce lumière du midi, grâce à leurs grandes fenêtres. Dans l'ensemble de l'étage, à l'exception des deux salles d'eau, les sols sont pavés de tomettes hexagonales anciennes. Certaines chambres ont conservé leurs boiseries et leurs grisailles ornant des panneaux de gypseries. Elles ont été aménagées dans l'esprit du 18ᵉ s. Leur plafond, haut de 3 m en moyenne, leur donne noble allure. Ce niveau comprend cinq chambres, deux salles d'eau, et possiblement une pièce de douche supplémentaire.

L'ancienne orangerie

Il s'agit non d'une construction à part mais d'une pièce qui longe le rez-de-chaussée de la demeure d'est en ouest, côté nord. Elle possède trois grandes baies rectangulaires, à double vitrage, qui jadis devaient être cintrées. À restaurer, le longiligne espace offre une surface conséquente ad hoc pour des réceptions de taille. Son sol est constitué par une simple dalle de béton, et son plafond soutenu par une poutraison remarquable de robustesse et de longueur.

Les "caves"

Deux pièces de moindres surfaces, à restaurer, font suite à l'orangerie, en enfilade. L'une est surmontée d'un véritable plafond à la française, très bien conservé. L'autre a probablement dû faire office à la fois de souillarde, de saloir et de séchoir, comme l'indiquent la pile en pierre et les crochets qui s'y observent encore. Elle est contigüe à la bibliothèque, séparée d'elle par une porte murée voilà plusieurs décennies.

Les anciennes écuries

Elles ont été transformées, dans un goût provençal, en une chambre spacieuse et une petite cuisine. La mangeoire et le râtelier qui courent le long du mur ont été restaurés et ainsi particulièrement mis en valeur. Par leurs dimensions imposantes, ils content l'activité agricole foisonnante qui a régné en ces lieux.

Le pavillon du cocher

Petit bâtiment à base carrée, il possède le caractère suranné d'une folie du 19ᵉ s. avec des encadrements à ressauts en briques, un badigeon ocre-beige patiné et un chaînage d'angle rectiligne qui surligne le minuscule édifice, tel le passepoil d'un couturier. Situé à l'entrée de la propriété, près du grand portail, là où la cour présente encore les traces de l'ancienne calade, le pavillon a été rénové en pièce d'eau au rez-de-chaussée dans un style quelque peu 19ᵉ s. Il joue le rôle de salle de toilette pour la chambre aménagée dans les écuries comme pour les nageurs allant et venant du bassin. À l'étage se trouvent les éléments techniques. Son sol est pavé de carreaux de ciment à motifs floraux gris et rouge alternés. La douche à l'italienne est recouverte de faïences blanches qui rappellent celles de certains bains-douches.

Le bûcher et le petit colombier

Le porche qui longe les écuries commande l'arrière de la propriété. Un ensemble de deux pièces dans la partie ouest y abrite un modeste colombier au décor de briques ouvragées puis un bûcher. Petite pièce dans laquelle était stockée et débitée le bois de chauffage, cette dernière atteste un ensemble bâti pensé de façon autant fonctionnelle qu'esthétique.

La fenière

Les greniers sont accessibles par un témoin, extraordinairement rare et conservé intact, de la vie rurale passée de la propriété : le "lou recati" (littéralement "la cachette, le réduit"). Il s'agit d'une rampe en bois jalonnée de bûchettes transversalement disposées, permettant jadis aux chevaux et au petit bétail d'atteindre l'étage et d'être mis à l'abri en cas de crue.
Leur sol est planchéié d'impressionnantes largeurs de bois. Des piliers de briques soutiennent la poutraison, elle-même faite de fûts de pins d'un calibre tout aussi imposant. Des plaques en sous-face supportent les tuiles canal.
Ces parties sont largement ouvertes sur l'extérieur et surplombent soit la petite cour devant la maison du cocher, soit la cour au nord, deux accès qui facilitaient le chargement du foin à l'étage.

Les pièces à restaurer

Les greniers ouvrent, au nord, sur deux pièces en enfilade aux volumes conséquents. Leur sol est remarquable par leur assemblage de briques faites à la main et disposées en point de Hongrie. Sur les murs, l'enduit de chaux a été conservé intact et sa patine offre un spectacle d'une saisissante beauté. L'une des pièces présente un élégant plafond ornementé de moulurations en staff, de style 18ᵉ s. Les plafonds, dans leur structure sous-jacente, sont faits d'un ensemble de solives et d'enduit à la chaux rosé grenu. Ils sont à restaurer. Le trumeau, dont la cheminée a disparu, est décoré de moulures et d'ornementations en plâtre sculptées sur place, riches et très finement exécutées, dans un style rocaille. En son centre, se trouve une scène peinte, en détrempe, lacunaire – une grisaille aux tons bistres. Les fenêtres héritées du 18ᵉ s. possèdent des fermetures à fléau.

Les granges

Il s'agit d'un bâtiment situé dans l'angle des murs nord et ouest de la propriété. Établies sur deux niveaux, soutenues par de hauts piliers de briques, elles furent probablement un hangar de stockage. La toiture de tuiles canal verse au nord et au sud. Les deux granges peuvent servir à abriter un certain nombre de véhicules ou être transformées en un double atelier particulièrement spacieux.

Les jardins

L'emplacement central du bâtiment principal engendre deux jardins – l'un au sud, l'autre au nord – aux ambiances distinctes. Le premier, au midi, est le jardin de présentation, inondé de lumière, ostentatoire par ses bananiers aussi exotiques qu'exubérants et ses différentes terrasses d’agrément. Certaines sont coiffées d'une treille de vignes ou de glycine. Elles sont gravillonnées ou pavées d'une calade ancienne qui devait probablement aller jusqu'au porche. Un bassin entouré d'un dallage en travertin a récemment été ajouté devant la maison. Un cabanon en bois peint camoufle, non loin de là, le local technique. Jadis, le mur de la propriété était interrompu par des grilles sur un court segment central pour laisser entrevoir la richesse du jardin d'apparat.
Ce dernier commande l'entrée de la demeure, la cuisine, le pavillon du cocher et les écuries. Il est relié au jardin nord par un passage sous porche. Chacun se déploie sur une surface plane, de 700 m² environ.
Au nord, l'espace verdoyant est quant à lui divisé en deux : une partie orientale, enherbée et encadrée d'arbustes méridionaux sempervirents qui entourent une sphère armillaire en métal sur socle en pierre ; et une partie cour, occidentale, en terre indurée par les passages répétés, qui dessert les granges au nord. Entre les deux, un bassin circulaire en pierres siège au centre du conseil des platanes séculaires, auprès duquel le temps semble, ici aussi, s'être arrêté à l'époque des récits pagnolesques.

Our opinion

À la manière d'un hôtel particulier, entre cour et jardin, la propriété s'ouvre tel un recueil où s'est déposée l’histoire du pays. Élément fondateur de cette riche demeure du Grand Siècle, la pierre garde encore, ici, la mémoire de ses origines médiévales. Le 18ᵉ s. vint l'anoblir de la grâce nonchalante et fière des villégiatures provençales, où se vit avec bonheur et simplicité le rythme des saisons.
Elle se laissa gagner au 19ᵉ s. par l’esprit de manufacture avec ses greniers et ateliers de briques, où la lumière du couchant met en scène des espaces de temps suspendu.
Restaurée avec soin, elle incarne un art de vivre qui forme hameau et que ses hauts murs tiennent secret. La propriété appelle une famille, ou plusieurs, à venir apprivoiser les lieux, à s'y inscrire pour en prolonger paisiblement l'histoire, à l'image du cours du Rhône aujourd’hui, assagi.

Exclusive sale

970 000 €
Fees at the Vendor’s expense


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Reference 995124

Main building floor area 350 m²
Outbuildings floor area 350 m²
Land registry surface area 2049 m²
Total floor area 700 m²

French Energy Performance Diagnosis


Information on the risks to which this property is exposed is available on the website: www.georisques.gouv.fr

Consultant

Valérie Micheaux +33 1 42 84 80 85

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NB: The above information is not only the result of our visit to the property; it is also based on information provided by the current owner. It is by no means comprehensive or strictly accurate especially where surface areas and construction dates are concerned. We cannot, therefore, be held liable for any misrepresentation.